18 Novembre
sujet :
Chemin de Saint Jacques de Compostelle:La Via Roncalesa

La voie du Roncal

 

 

Entre le XIV ième et le XV ième siècle, grâce à l’apparition des reliques  de Sainte Engrace, les deux principales voies de franchissement des Pyrénées furent un temps délaissées au bénéfice d’une nouvelle route qui unissait Mauléon à la Vallée du Roncal.

Après la découverte du corps de l’apôtre Jacques, un pèlerinage attire des milliers de pèlerins vers Saint Jacques de Compostelle.

Dans tout le continent européen, durant des siècles fut tissé un vaste réseau de chemins et de routes par lesquels transitaient les pèlerins vers la Galice.

En France, on site généralement quatre grandes voies. Une de ces voies passait par le col du Somport et les trois autres se rejoignaient à Ostabat au pied des Pyrénées pour entrer en Navarre via Roncevaux.

Toutes ces voies se rejoignaient ensuite vers Puente La Reina (surement Obanos) pour ne faire qu’un chemin ¨El camino frances¨.

Il y eut pourtant pendant un moment, ou la vénération des reliques de la sainte et notamment son bras, prit tellement d’ampleur, que les pèlerins faisaient un détour par cet endroit de Soule pour vénérer la relique.

Cette nouvelle route passait par donc par Sainte Engrace et traversait les Pyrénées par la Vallée du Roncal et rejoindre la voie d’Arles (via Tolosana) au monastère de Leyre (leire).

Elle fut appelée ¨Via Roncalesa¨.

Au cœur de cette vallée de Navarre, il existait deux routes :

D’un coté l’abbaye de Sainte Engrace qui abritait la relique. Pour y arriver, le chemin de Saint Jacques pénétrait dans la province de Soule par l’hôpital Saint Blaise, allant à Mauléon et dirigeaient leurs pas vers la relique aux pouvoirs miraculeux.

Depuis l’abbaye, les pèlerins franchissaient le col d’Arrakogoiti via la venta Dominica pour rentrer en territoire roncalais en descendant vers l’ermitage d’Arrako à Belagua pour atteindre Isaba (ce village avait une confrérie militaire en l’honneur de Saint Jacques), Urzainqui, Roncal et le monastère de San Martin.

Il est fort probable que ce monastère naquit à cause de l’arrivée de pèlerins français qui lui donnèrent ce nom.

Ce monastère était aussi le point de jonction avec une autre route qu’empruntaient les pèlerins qui passaient par le col de Pau et descendaient par la vallée de Echo, croisaient la vallée d’Anso et entraient en Navarre par le village de Garde (église paroissiale dédiée à Saint Jacques), puis le monastère San Martin.

A partir du monastère, certains pèlerins prenaient le ¨Camino Real¨ qui depuis Burgui leurs permettaient de traverser les ¨Foces¨ (gorges) de Burgui et Sigues et de s’unir avec la Voie d’Arles à l’actuelle Venta de Carrica, puis le fameux monastère de Leyre (leire).

D’autres pèlerins rejoignaient Vidangoz et empruntaient la Cañada Real pour rejoindre la voie aragonaise et le monastère de Leire.



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