18 Novembre
sujet :
les ports de Roncevaux

Les Ports de Roncevaux

 

 

La majorité des pélerins entrent en Navarre par les cols de Orreaga/Roncevaux (1062m).Certains par le col d'Ibañeta et d’autres par le col de Lepoeder (1436m).

Franchir les Pyrénées a toujours été un défi pour les voyageurs et pèlerins qui venaient de France. Plus que l’altitude, c’est la rudesse du climat (pluie, brouillard, neige) qui peut sérieusement compliquer l’ascension.

Depuis Saint Jean Pied de Port jusqu’à Roncevaux, il faut 7 à 8 heures, c’est pour cela que quand le temps est incertain, le plus court chemin est celui qui coïncide en partie avec l’actuelle route et qui monte vers le col d’Ibañeta.

 

La route connue aujourd’hui sous le nom de Route Napoléon démarre de Garazi pour rejoindre les cols de Bentarte et de Lepoeder et descends à Roncevaux par le ravin d’Arrañosin.

Ibañeta et Lepoeder paraissent avoir été tout au long de l’histoire des cols complémentaires. Ils furent utilisés à différentes époques sont les deux auréolés  de mythes et légendes.

Le fait le plus connu est sans doute celui de la déroute de l’armée de Charlemagne par les guerriers basques.

Cet événement survenu en 778, fut relaté 3 siècles plus tard dans l’un des poèmes épiques les plus connus en Europe : la Chanson de Roland.

Ce poème narre la mort de Roland sous les coups de ses ennemis (basques ou Sarrazins) et les lamentations de Charlemagne.

Même s’il est impossible de situer l’endroit exact de l’embuscade, on peut penser qu’elle eut lieu dans le secteur et que Roland sonna du cor au col d’Ibañeta.

Une légende d’origine allemande affirme que suite à l’embuscade, Charlemagne remonta aux Ports de Cize et pleura sa peine contre un rocher qui aujourd’hui encore est mouillé de ses larmes.

Ensuite, conseillé par un ange, il convoqua les jeunes filles de son royaume et 53000 répondirent à son appel habillées en guerrières.

On raconte qu’en les voyants, les sarrazins crurent qu’il y avait une véritable armée qui venait en aide à l’empereur, ils se rendirent et se firent baptiser.

Ensuite les jeunes filles se retirèrent à Valcarlos (luzaide) et s’endormirent à coté d’un bois et quand elles se réveillèrent, les lances étaient transformées en arbres fleuris, qui formèrent le ¨Bois des lances¨.

Le col de Lepoeder offre un panorama de toute beauté. Par ce col passèrent en 1794, les armées françaises de La Convention, mais aussi les troupes qui se replièrent en 1813, 35000 hommes du maréchal Soult lors de la guerre d’indépendance.

C’est à cause de ce dernier épisode que l’on nomme cette route, la Route Napoléon.

 

 

 

 

 

 



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